Ce début de semaine, j'ai conduit un camion-benne pour aller chercher du bois à la scierie.
Et honnêtement… je suis fière de moi.
C'était seulement la deuxième fois que je conduisais ce type de véhicule.
Partir seule avec un camion-benne, charger plusieurs mètres de bois et tout sécuriser (merci à la scierie Autran !), conduire, décharger ensuite…
ça peut paraître banal pour certains.
Mais il y a une vraie différence entre se dire :
« Je pense que je suis capable de le faire. »
…et le moment où l'on tourne réellement la clé de contact et où l'on y va.
Je crois que beaucoup de choses dans nos projets restent bloquées à cet endroit précis.
Pas par manque de capacité.
Mais parce qu'entre imaginer une action et la vivre réellement, il y a toujours une petite zone d'inconfort à traverser.
Et finalement, la confiance ne se construit pas seulement dans la réflexion.
Elle se construit surtout dans l'expérience.
Dans ces moments où l'on agit malgré l'inconnu.
Où l'on découvre concrètement que ce qui semblait impressionnant hier devient simplement… une étape de plus aujourd'hui.
C'est exactement ce que je ressens en construisant Épanovia.
Projet après projet,
mur après mur,
trajet après trajet,
je vois quelque chose évoluer bien au-delà du lieu lui-même.
Planche après planche,
Épanovia prend forme.
Et quelque part… moi aussi !





