Le Journal d'Épanovia

Bienvenue cher(ère)s épanoviens !

Espace pour la communauté d'Épanovia.

Des articles pour prolonger l'exploration des séances : actualité et informations sur Épanovia, astuces et techniques artistiques, échanges sur la créativité, les perceptions humaines, l'apaisement, le geste… et ce qu'ils changent dans une vie professionnelle et personnelle.

« Ici, la parole est à vous, dans le respect des valeurs d'Épanovia. »

Créer pour le plaisir n'enlève rien à votre ambition

Matériel de peinture et couleurs prêts à l'emploi, créer sans pression du résultat

Vous vous installez pour créer, jusque là tout va bien.
Le matériel est prêt, les couleurs sont devant vous et vous avez enfin un peu de temps : vous commencez.
Puis, après quelques gestes, une question arrive :
« Est-ce que c'est réussi ? »
Et voilà comment un moment choisi pour le plaisir devient, presque sans que l'on s'en rende compte, une nouvelle chose à réussir…

Quand on passe ses journées à décider, organiser, anticiper et résoudre des problèmes, il n'est pas si facile de laisser ces réflexes de côté.
Ils nous suivent parfois jusque dans nos activités personnelles.
Même devant une feuille blanche.
Créer pour le plaisir ne retire pourtant rien à votre ambition.
Cela ne vous empêche ni d'apprendre, ni de progresser, ni d'être fière du résultat. Mais tout n'a pas besoin d'être défini avant même d'avoir commencé.
Chez Épanovia, vous découvrez progressivement les arts plastiques, les matières et les gestes, sans modèle à reproduire ni compétence à prouver.
Pendant 1 h 30, vous pouvez essayer, observer, modifier, recommencer et vous laisser surprendre par une direction que vous n'aviez pas prévue.
Vous apprenez, mais sans examen.
Vous créez, mais sans résultat imposé.
Vous progressez, mais autrement.
L'ambition nous pousse à aller quelque part.
Le plaisir de créer nous rappelle que le chemin peut aussi se découvrir en avançant.

Et vous, quelle activité avez-vous déjà transformée, presque malgré vous, en nouvel objectif à atteindre ?

Bienvenue aux nouveaux Épanoviens !

Je suis Magali Savary, artiste plasticienne, scénographe et fondatrice d'Épanovia : un cabinet de création où pratiquer les arts plastiques devient une expérience guidée d'exploration, d'apprentissage et de reconnexion sensorielle pour s'accorder une véritable parenthèse et repartir avec un regard neuf.
Ensemble, déployons les couleurs.

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Depuis quand vous n'avez pas lâché votre téléphone ?

Mains en contact avec une matière artistique, argile ou pigment, loin des écrans

En ce moment j'avance sur l'administratif : les contenus pour les réseaux sociaux, les programmes des séances Épanovia, la rédaction pour de l'offre « team building » etc. Et je dois avouer que de passer autant de temps sur l'ordinateur me fait languir la truelle et les pinceaux. Et vous quand avez-vous touché autre chose qu'un clavier, un écran ou votre téléphone ?

Dans une même journée, vous avez peut-être répondu à des clients, préparé une proposition, vérifié vos comptes, publié un contenu et pris plusieurs décisions. Des missions très différentes, certes ; et pourtant, pour les accomplir, vos mains ont souvent répété les mêmes gestes :
taper, cliquer, faire défiler, déplacer, valider.

Il ne s'agit pas de remettre en cause ces outils. Ils nous permettent de faire beaucoup de choses, rapidement et efficacement.

Mais ils ont une particularité : ils sont conçus pour répondre à nos commandes.

Un clic : produit l'action attendue
Une touche : affiche le caractère choisi
Un mouvement du doigt : fait défiler l'écran

La matière, elle, ne répond pas toujours comme prévu.

L'argile : peut résister sous les doigts
Le papier : peut absorber davantage que prévu
Un pigment : peut se disperser
Une peinture trop fluide : peut suivre son propre chemin

Face à elle, les mains ne peuvent plus seulement exécuter.

Elles doivent sentir, observer, doser, essayer… puis ajuster leur geste à ce qui est réellement là.

C'est peut-être cela qui change profondément l'expérience : la matière ne se contente pas de recevoir notre geste, elle lui répond.

Chez Épanovia, la pratique artistique permet d'entrer dans cette relation particulière.

Vous choisissez une couleur, puis vous observez ce qu'elle devient.
Vous imprimez un mouvement, puis la matière vous surprend.
Vous pensiez aller dans une direction, mais ce qui apparaît vous invite à en explorer une autre.

Pendant 1 h 30, votre attention se déplace naturellement vers ce que vous touchez, ce que vous voyez et ce que vous êtes en train de créer.

Vos mains quittent momentanément leurs gestes habituels. Elles rencontrent quelque chose qui ne fonctionne pas sur commande et vous invitent à porter attention à ce qui se passe, dans la matière comme dans votre geste.

Et vous, quelle est la dernière matière qui vous a véritablement répondu ?

Bienvenue aux nouveaux Épanoviens !

Je suis Magali Savary, artiste plasticienne, scénographe et fondatrice d'Épanovia : un cabinet de création où la pratique des arts plastiques devient une expérience guidée d'exploration, d'apprentissage et de reconnexion sensorielle, pour s'accorder une véritable parenthèse et repartir avec un regard neuf.

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Besoin d'une parenthèse !

Instant de pause créative, symbole d'une parenthèse dans le quotidien

Une parenthèse n'est pas forcément un temps vide.

Lorsque nous partons en vacances, nous ne cessons pas de vivre, de bouger ou de solliciter notre attention.
Au contraire
Nous découvrons un autre lieu
Nous observons des détails inhabituels
Nous marchons autrement
Nous goûtons, nous regardons, nous ressentons

La parenthèse est pleine :

Pleine de paysages, de sensations, de gestes et parfois même d'imprévus. Pourtant, elle nous donne la sensation d'avoir changé d'air.

Mais partir demande du temps

Il faut pouvoir libérer plusieurs jours, organiser son absence, préparer le voyage et dégager un budget. Les vacances sont précieuses, mais elles ne peuvent pas être notre seule occasion de sortir de notre quotidien.

Alors, comment créer une véritable parenthèse sans attendre le prochain départ ?

Non pas en essayant nécessairement de ne rien faire.

Mais en choisissant une expérience suffisamment différente pour interrompre, pendant un moment, notre manière habituelle de fonctionner.

C'est aussi ce que je propose avec Épanovia.

Une séance ne remplace évidemment pas des vacances. Elle ouvre une autre forme d'échappée, accessible en 1 h 30.

Pendant ce temps, votre attention quitte les dossiers, les écrans et les décisions à prendre pour se poser sur une matière, une couleur, un geste.

Vous observez
Vous manipulez
Vous essayez
Vous ajustez

Il n'y a aucun résultat à réussir et aucune compétence artistique à posséder.

La parenthèse n'est donc ni vide ni passive : elle est vivante, sensorielle et engageante.

Elle ne vous demande pas de renoncer à votre ambition ni de mettre votre activité à distance pendant plusieurs jours. Elle vous permet simplement de vivre, au cœur de votre quotidien, un moment qui ne lui ressemble pas.

Parfois, changer d'air commence moins par un changement de destination que par une autre manière de porter son attention.

Et vous, qu'est-ce qui vous donne réellement la sensation d'avoir changé d'air, même sans partir ?

Bienvenue aux nouveaux Épanoviens !

Je suis Magali Savary, artiste plasticienne, scénographe et fondatrice d'Épanovia : un cabinet de création où la pratique des arts plastiques devient une expérience guidée d'exploration, d'apprentissage et de reconnexion sensorielle, pour s'accorder une véritable parenthèse et repartir avec un regard neuf.

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Nos mains mémorisent

Mains en plein geste créatif, manipulation d'une matière

Nos mains n'ont pas oublié comment bouger. Elles ont surtout appris à répéter.
Avez-vous déjà atteint votre destination en voiture sans vous souvenir précisément du trajet ?

Pourtant, vous avez tourné le volant, mis votre clignotant, changé de vitesse et ralenti au bon moment.

À force d'être répétés, certains gestes deviennent automatiques.

C'est le rôle de la mémoire procédurale. Elle nous permet de conduire, marcher ou faire du vélo sans avoir à penser à chaque mouvement.
Une capacité précieuse : imaginez devoir tout réapprendre chaque matin.

Mais ces automatismes façonnent aussi notre quotidien.
Nos doigts courent sur le clavier.
Notre main déplace la souris.
Notre pouce fait défiler l'écran.

Au fil des journées, nous reproduisons certains gestes des centaines de fois.
Nos mains travaillent beaucoup.
Pourtant, elles explorent peu.

Créer leur propose de sortir, un moment, de ce répertoire familier.
Saisir un outil inhabituel.
Modifier la pression d'un geste.
Tracer depuis l'épaule plutôt qu'avec le poignet.
Malaxer, étirer, gratter, superposer.
Ralentir un mouvement ou lui donner davantage d'amplitude.

Lorsque le geste devient moins prévisible, il nous invite à regarder, à sentir et à ajuster.
Les mains ne se reposent pas forcément.
Elles retrouvent la possibilité de faire autrement.

C'est aussi ce qui se passe pendant une séance Épanovia.

Durant 1 h 30, je vous guide dans une expérience artistique et sensorielle qui fait sortir vos gestes, vos sens et votre attention de leurs habitudes.
Il ne s'agit ni d'apprendre une série de mouvements techniques ni d'atteindre un résultat prédéfini.
Il s'agit d'expérimenter, d'observer ce qui se produit, puis d'ajuster.
Une manière concrète de quitter momentanément le pilote automatique et de changer réellement d'air, sans attendre les vacances.

En dehors du clavier, de la souris et du téléphone, quel geste inhabituel vos mains ont-elles fait récemment ?

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Pourquoi créer ?

Matériel de création artistique posé, invitation à créer pour le plaisir

Il suffit parfois qu'une activité nous fasse envie pour qu'une question arrive aussitôt :
« Et cela va m'apporter quoi ? »

Alors, nous lui trouvons une fonction suffisamment convaincante :
Marcher pour clarifier une décision.
Déjeuner avec une personne qui pourrait devenir partenaire.
Visiter une exposition pour nourrir sa communication.
Suivre un atelier pour développer sa créativité professionnelle.

Ces activités peuvent être agréables. Mais leur place devient plus facile à défendre lorsqu'elles sont également utiles.

Et il n'y a rien de regrettable à cela. J'aime moi aussi apprendre, avancer et sentir que ce que je fais m'apporte quelque chose.
Le problème apparaît lorsqu'une activité qui nous attire sans bénéfice immédiatement identifiable devient secondaire.

On la garde pour plus tard.
Pour une semaine moins chargée.
Pour les prochaines vacances.

Et lorsque nous finissons par lui accorder du temps, elle reste parfois entrouverte sur le travail : un regard vers le téléphone, un e-mail consulté « rapidement », une idée professionnelle notée avant qu'elle ne s'échappe.

Nous sommes présentes… sans l'être complètement.

Pourtant, faire quelque chose pour le plaisir ne signifie pas choisir une activité vide, passive ou sans profondeur.
On peut être pleinement engagée dans une expérience sans savoir, avant de la vivre, tout ce qu'elle nous apportera.

C'est aussi ainsi que je conçois une séance Épanovia.

C'est une expérience artistique et sensorielle guidée, structurée pour mobiliser autrement les sens, l'attention, la perception et la manière d'agir.
Elle peut apporter un véritable changement d'air, une prise de recul ou une compréhension différente de sa façon d'aborder une situation.
Mais elle laisse également une place à ce qui ne se commande pas : une direction imprévue, un choix que l'on ne s'explique pas encore, une nouvelle manière de regarder ce qui prend forme.

Nous n'avons pas toujours besoin de connaître tous les bénéfices d'une expérience pour lui accorder une place.
Parfois, c'est précisément parce que tout n'a pas été décidé à l'avance que quelque chose de personnel peut apparaître.

Vous arrive-t-il de reporter une expérience qui vous attire simplement parce que vous ne savez pas encore exactement ce qu'elle vous apportera ?

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Sans chercher à le réussir ?

Mains manipulant des pastels et de la couleur, sans objectif de résultat précis

À quand remonte la dernière fois où vous avez fait quelque chose sans chercher à le réussir ?

Vous pourriez courir. Mais quitte à courir, autant améliorer votre temps.
Vous pourriez cuisiner. Mais vous choisissez une recette que vous serez fière de présenter.

Vous pourriez ouvrir cette boîte de pastels achetée il y a plusieurs mois. Pourtant, avant de tracer la première ligne, vous cherchez un tutoriel pour apprendre à « bien faire ».

Même dans les activités que nous choisissons librement, l'objectif n'est jamais très loin.
Ce réflexe n'a rien d'un défaut.
Lorsqu'on entreprend, savoir progresser, ajuster et mener un projet jusqu'au résultat attendu est une véritable force.

Mais que reste-t-il comme espace pour l'inattendu lorsque chaque activité commence par une idée précise de ce qu'elle doit produire ?

Faire quelque chose sans chercher immédiatement à le réussir ne signifie pas manquer d'ambition ou agir sans intention.
Cela peut simplement consister à laisser l'expérience commencer avant de décider de sa valeur.

Toucher une matière sans savoir encore ce qu'elle deviendra.
Tracer une ligne sans chercher à représenter quelque chose.
Observer ce qui attire le regard, ce que la main choisit, ce qui change en cours de route.

C'est notamment ce que je propose chez Épanovia.

Durant une séance, il n'y a ni modèle à reproduire ni résultat esthétique imposé. Mais il y a un cadre, une progression et une attention portée à ce qui se passe pendant la création.

On observe. On expérimente. On laisse décanter. Puis on ajuste.

La création avec laquelle vous repartez n'est donc pas seulement un objet réussi ou non. Elle garde la trace d'une expérience dont vous ne connaissiez pas encore l'issue.
Car la valeur de ce que nous faisons ne tient pas toujours au résultat que nous avions prévu.

Lorsque vous commencez une activité, combien de temps vous accordez-vous avant de décider si vous êtes en train de la réussir ?

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Légitimité de l'activité artistique

Matériel de peinture et de dessin installé, légitimité de la pratique artistique au quotidien

Il fut un temps où dormir peu pouvait presque passer pour une preuve de courage professionnel.

Aujourd'hui, nous savons qu'un sommeil insuffisant finit par altérer notre attention, notre mémoire et notre capacité à décider.

Dormir n'est pas perdre du temps :
C'est permettre à notre organisme de fonctionner.

Le sport a lui aussi gagné une place légitime dans nos agendas.

Nous acceptons plus facilement qu'une heure passée à marcher, courir ou nous entraîner contribue à notre santé et à notre équilibre. Ce rendez-vous n'est plus forcément considéré comme du temps retiré au travail.

Mais que se passe-t-il lorsque nous réservons 1 h 30 à une pratique artistique ?

Dessiner, peindre, manipuler une matière ou expérimenter les couleurs reste souvent perçu comme un loisir facultatif.

Un plaisir que l'on pourra reporter lorsque le travail sera terminé.
Autrement dit : rarement.

Pourtant, une expérience artistique et sensorielle n'est ni un temps vide ni une simple occupation agréable.

Lorsque nous créons, plusieurs capacités sont mobilisées simultanément, souvent sans même que nous en ayons conscience.
Observer une forme. Percevoir une nuance. Ajuster un geste. Coordonner l'œil et la main. Faire un choix. S'adapter à un résultat inattendu. Imaginer une autre possibilité.

La pratique artistique sollicite ainsi notre perception, notre motricité, notre attention, notre imagination et notre rapport aux émotions.

Les recherches consacrées aux arts et à la santé mettent en évidence cette mobilisation à la fois sensorielle, cognitive, émotionnelle et physique. Certaines études en neurosciences observent également que l'apprentissage et la pratique des arts visuels s'accompagnent de modifications dans des réseaux cérébraux impliqués dans la créativité et l'intégration entre perception et action.
Les résultats scientifiques doivent rester nuancés, mais créer ne consiste pas seulement à « faire une pause ».

C'est sortir un moment de nos automatismes, entraîner notre capacité à observer et à ajuster, laisser certaines pensées décanter et retrouver une autre manière d'être attentif à ce qui se passe en nous et devant nous tout en ayant la sensation de faire une parenthèse dans notre quotidien.

C'est dans cet esprit que j'ai conçu les séances Épanovia.

Il s'agit d'utiliser les qualités de la pratique artistique dans une démarche de mieux-être, de perception et de reconnexion à soi.
Pendant 1 h 30, la matière, les couleurs et le geste deviennent les supports d'une expérience guidée. Sans compétence artistique préalable, mais avec quelque chose à vivre, à observer et à emporter avec soi.

Le sommeil restaure.
Le mouvement entretient le corps.
La pratique artistique peut, elle aussi, prendre soin de dimensions essentielles de notre fonctionnement.

Seriez-vous prêt(e) à positionner une activité artistique dans votre agenda ?

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1 h de libre qui finit dans les e-mails

Ordinateur portable et notifications, symbole du temps qui file dans les e-mails

Vous aviez une heure libre. Elle a fini dans vos e-mails.

Un rendez-vous s'annule.
Une heure apparaît dans votre agenda.

Vous ouvrez votre messagerie, juste pour répondre à deux ou trois e-mails.

L'un demande une vérification.
L'autre vous rappelle une tâche en attente.
Puis une notification arrive.

Lorsque vous relevez les yeux, l'heure a disparu.

Ce n'est pas forcément un mauvais choix. Vous avez avancé sur des sujets qui comptent.

Mais les e-mails ont rarement une fin naturelle.

Il reste toujours un message à ouvrir, une réponse à compléter ou une information à chercher. Ils occupent facilement tout l'espace disponible.

Pour qu'une parenthèse existe réellement, avoir du temps ne suffit donc pas toujours.

Il faut aussi donner une forme à ce temps.

C'est ainsi que je conçois une séance Épanovia.

Pendant 1 h 30, l'attention se déplace doucement.

Les mains quittent le clavier et rencontrent une matière.
Le regard s'attarde sur une couleur, une trace, un détail.
Le geste avance sans résultat à réussir.

Il ne s'agit pas de rejeter les écrans, le travail ou l'ambition.

Simplement de choisir une expérience assez engageante pour changer réellement d'air, avant de retrouver le cours de sa journée.

Car une heure laissée vide sera facilement remplie par ce qui reste à faire.

Une parenthèse, elle, commence par une place qu'on lui réserve.

Si une heure se libérait demain, à quoi aimeriez-vous la réserver ?

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Art et dyslexie

Portrait de Magali Savary, artiste plasticienne et fondatrice d'Épanovia

Dyslexie : avantage ou inconvénient ?
Pendant longtemps, je l'ai vécue comme un inconvénient.

De longues minutes passées à relire 10 fois une simple phrase.
Une fatigue que peu de personnes imaginent.
Le sentiment de devoir fournir davantage d'efforts pour obtenir le même résultat.

Puis, avec le temps, j'ai commencé à regarder les choses autrement.

Peut-être que je ne serais jamais devenue celle que je suis aujourd'hui sans ma dyslexie :
À force de devoir contourner les obstacles, j'ai l'impression d'avoir développé d'autres façons de penser.

Aujourd'hui, les recherches montrent que de nombreuses personnes dyslexiques présentent des modes de fonctionnement particuliers : une pensée très visuelle, une facilité à percevoir une situation dans son ensemble, une capacité à relier des idées qui semblent éloignées ou encore une créativité nourrie par la recherche permanente de solutions alternatives.

Je retrouve beaucoup de cela dans mon parcours et mon fonctionnement quotidien.

J'ai souvent besoin de visualiser pour comprendre.
Je fais naturellement des liens entre des disciplines qui paraissent pourtant éloignées.
Et je remarque parfois des détails ou des cohérences qui échappent à d'autres.

Est-ce un « super-pouvoir » ?
L'idée me plaît bien mais je ne le crois pas.

Je ne dirai jamais que la dyslexie est une chance, elle demande tant d'efforts constants et une énergie considérable.

En revanche, je crois qu'en la regardant uniquement sous l'angle des difficultés, nous passons à côté d'une partie de l'histoire.

La dyslexie n'est pas seulement une manière différente de lire :
C'est souvent une manière différente de percevoir, de comprendre et de créer.

Avec le recul, je réalise que cette façon d'appréhender le monde est devenue l'un des fondements d'Épanovia.

Observer autrement.
Relier ce qui semble dispersé.
Faire émerger du sens.

Finalement, la vraie question n'est peut-être pas de savoir si la dyslexie est un avantage ou un inconvénient.

Mais si nous sommes prêts à reconnaître que plusieurs façons d'être intelligent peuvent coexister et nous enrichir mutuellement de nos différences !

Et vous, avez-vous déjà découvert qu'une difficulté avait aussi façonné l'une de vos plus grandes forces ?

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Oh moi, je ne suis pas créatif !

Griffonnages et croquis spontanés de Magali Savary, exploration libre du geste créatif

« Oh moi, je ne suis pas créatif. »

C'est une phrase que j'entends très souvent lorsque je dis que je suis artiste.

Elle arrive presque immédiatement.
Avec parfois un petit sourire gêné…
Et souvent une forme de regret dans la voix.

Comme si la créativité appartenait à certaines personnes.
Et pas aux autres.

Et pourtant.

Avant même de parler d'art, peut-être faudrait-il déjà se demander :
qu'est-ce que la créativité exactement ?

Le Larousse parle d'une capacité d'invention et d'imagination.
Les neurosciences évoquent plutôt la capacité à produire des idées originales et pertinentes dans un contexte donné.

Alors finalement…
êtes-vous vraiment certain(e) de ne pas être créatif(ve) ?

La plupart du temps, le problème n'est pas la créativité elle-même.

C'est souvent :
la peur de mal faire,
la peur du regard des autres,
ou simplement le souvenir d'un moment où l'on nous a fait comprendre que ce que nous faisions « n'était pas bien ».

Avec le temps, beaucoup finissent par confondre :
« Je ne maîtrise pas une technique »
avec
« Je ne suis pas créatif ».

Pourtant, ce sont deux choses très différentes.

Parce que la créativité ne commence pas forcément par un résultat esthétique.
Elle peut commencer beaucoup plus simplement :
par une sensation.
Le contact d'un crayon sur une feuille.
Le bruit du trait qui apparaît.
La résistance d'un stylo bille.
La fluidité d'un pinceau chargé de peinture.

Pendant quelques instants, ne plus chercher à « bien faire ».
Ne plus chercher à produire quelque chose de beau.
Juste ressentir.

Et même si ce moment n'est pas encore créatif en soi, il produit déjà quelque chose d'essentiel :
il rouvre doucement le corps, l'attention et l'esprit à d'autres champs de possibilités.

Puis vient un moment intéressant.
On prend un peu de recul.
On regarde les traces laissées sur le papier.
Et parfois, quelque chose apparaît.

Comme lorsque nous étions enfants et que nous regardions les nuages en y voyant des animaux, des paysages ou des mondes entiers.

La créativité n'a peut-être jamais disparu.
Peut-être qu'elle s'est simplement cachée derrière :
la peur du résultat,
l'habitude de se juger,
ou l'idée qu'un dessin devrait forcément « ressembler à quelque chose ».

Et si être créatif commençait simplement par apprendre à regarder autrement ?

Alors…
êtes-vous vraiment sûr(e) de ne pas être créatif(ve) ?

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Vivre une nouvelle expérience à 42 ans !

Magali Savary au volant d'un camion-benne pour aller chercher du bois à la scierie Chargement du bois sur le camion-benne à la scierie Autran Le camion-benne chargé, prêt pour le trajet retour vers le cabinet de créations

Ce début de semaine, j'ai conduit un camion-benne pour aller chercher du bois à la scierie.
Et honnêtement… je suis fière de moi.

C'était seulement la deuxième fois que je conduisais ce type de véhicule.

Partir seule avec un camion-benne, charger plusieurs mètres de bois et tout sécuriser (merci à la scierie Autran !), conduire, décharger ensuite…
ça peut paraître banal pour certains.

Mais il y a une vraie différence entre se dire :
« Je pense que je suis capable de le faire. »

…et le moment où l'on tourne réellement la clé de contact et où l'on y va.

Je crois que beaucoup de choses dans nos projets restent bloquées à cet endroit précis.

Pas par manque de capacité.
Mais parce qu'entre imaginer une action et la vivre réellement, il y a toujours une petite zone d'inconfort à traverser.

Et finalement, la confiance ne se construit pas seulement dans la réflexion.

Elle se construit surtout dans l'expérience.

Dans ces moments où l'on agit malgré l'inconnu.
Où l'on découvre concrètement que ce qui semblait impressionnant hier devient simplement… une étape de plus aujourd'hui.

C'est exactement ce que je ressens en construisant Épanovia.

Projet après projet,
mur après mur,
trajet après trajet,
je vois quelque chose évoluer bien au-delà du lieu lui-même.

Planche après planche,
Épanovia prend forme.

Et quelque part… moi aussi !

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Découvrir des compétences

Travaux d'aménagement du cabinet de créations Épanovia, montage des cloisons

Créer une entreprise, c'est aussi découvrir des compétences qu'on n'avait jamais prévu d'avoir… comme monter des murs un mardi matin.

En ce moment, je suis en plein travaux pour le cabinet de création Épanovia, qui ouvrira en septembre.

Je pars presque d'une page blanche : un espace d'environ 30 m² que je restructure entièrement.
Je cloisonne, je mesure, j'ajuste, je recommence.
Je pense les espaces… et je les construis en même temps.
L'objectif est clair sur le papier :

  • une zone de stockage
  • un espace pour les séances
  • un point d'eau
  • une entrée comme une petite « salle d'attente »
  • et une circulation fluide entre chaque espace

Mais dans la réalité, ça demande surtout… d'accepter d'apprendre, de se tromper puis recommencer et de reconnaître les limites physiques de son corps.

Aujourd'hui les murs sont presque terminés.
Et à ce moment-là, quelque chose bascule.

Je ne fais plus qu'imaginer le lieu.
Je commence à le ressentir.
Je marche dans l'espace, je m'arrête, j'observe.
Les volumes prennent leur place.
La lumière ne tombe plus de la même manière.
Les sons changent.
Même l'air semble différent, plus dense par endroits, plus chaud ailleurs.

C'est subtil… mais bien présent.
Le projet devient vivant.

Au-delà des transformations visibles, ce travail change aussi des choses en moi.

Le travail manuel crée une vraie rupture avec le mental.
À force de gestes répétés, je sens que quelque chose se calme.
Le corps s'engage… et le mental lâche un peu.
Presque comme un état méditatif, sans l'avoir cherché.
Et c'est souvent là qu'une idée arrive, une solution devient évidente, un lien se fait différemment.
Comme si, en faisant, je comprenais autrement.

C'est exactement ce que je veux proposer avec Épanovia :
Revenir à la perception.
Passer par le corps, par le geste, par la matière,
pour clarifier ce qui se joue à l'intérieur.
Parce que ce qui n'est pas clair en soi ne peut pas être juste dans ce que l'on construit.

Ce projet me demande de tout porter : l'administratif, la communication dont le site web, la conception, et actuellement… les travaux.

Mon métier de formation c'est la conception d'espaces, mais pas de porter 60 plaques de béton cellulaire de 15 kg !
Parfois, c'est inconfortable, mais c'est aussi une implication totale.
Une façon de vivre chaque étape de l'intérieur et de développer des ressources que je n'aurais jamais mobilisées autrement.

Tout réaliser dans un projet implique d'être un « couteau suisse » et …
Oui, ça prend du temps.
Oui, ça avance à petits pas.
Oui, c'est parfois frustrant.

Mais c'est aussi profondément formateur.

Parce qu'au fond, construire un lieu comme Épanovia,
ce n'est pas seulement créer un espace.
C'est se construire en même temps.

Et vous, dans vos projets : êtes-vous prêt(e) à apprendre ce que vous ne maîtrisez pas encore, quitte à supporter le ralentissement … ou préférez-vous avancer plus vite avec ce que vous savez déjà faire ?

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Montrer son travail artistique

Portrait de Magali Savary, artiste plasticienne, en train de créer

Pourquoi montrer son travail est souvent plus difficile que de le créer ?

Créer, beaucoup de gens y arrivent, mais au moment de montrer… quelque chose bloque.

On appelle régulièrement ça un « manque de confiance ». En réalité, c'est plus subtil et complexe …

Quand vous créez, vous êtes dans un espace maîtrisé.
Mais quand vous montrez, votre travail devient social ! Et votre cerveau l'interprète comme une exposition.

Les recherches en neurosciences montrent que cela active notamment l'amygdale :
Le cerveau anticipe un jugement même s'il n'y a aucun danger réel.

Mais il y a autre chose.

Quand on crée vraiment avec sincérité,
ce que l'on produit devient plus personnel.

Montrer ne consiste plus seulement à partager un travail.

C'est exposer sa manière de voir, une partie de soi extrêmement intime, presque une mise à nu.

Alors, naturellement, par réflexe de protection, on ajuste :
On contrôle davantage.
On met de la distance.
On rend le tout plus « montrable ».

Ce n'est pas une erreur, c'est un mécanisme.

Mais il crée parfois un écart :
entre ce que l'on voulait exprimer
et ce que l'on ose montrer.

Ajoutez à ça une réalité simple :

Ce que vous faites repose sur votre intention.
Ce que les autres perçoivent repose sur leur interprétation.

Le décalage est inévitable.

Et c'est souvent là que l'inconfort apparaît.

Pas un manque de confiance.

Mais une difficulté à faire coexister :

  • ce que je ressens
  • ce que je produis
  • ce que l'autre perçoit

C'est un point essentiel de notre rapport au monde que j'aborde avec Épanovia.

Créer…
et pouvoir montrer sans se couper de soi.

*et créer ce n'est pas seulement « artistique », au quotidien nous sommes des créateurs et nous dévoilons / révélons une part de nous au monde.

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L'art, un entraînement perceptif

Portrait de Magali Savary, artiste plasticienne, en plein geste créatif

La pratique artistique : seulement pour le loisir ou les artistes ? Non !… c'est aussi un entraînement perceptif puissant.

La pratique artistique peut servir de nombreuses causes :
Elle peut être un moment de détente.
Elle peut être une exigence professionnelle.
Elle peut être un espace d'exploration personnelle.
Mais elle peut aussi devenir un entraînement.

Un entraînement de nos capacités les plus fondamentales :
sentir, percevoir, ajuster.

Avant l'idée, il y a une sensation.
Avant la décision, il y a une perception.

Créer mobilise d'abord les sens.

Observer une variation presque imperceptible de lumière.
Sentir la résistance d'une matière sous le geste.
Percevoir un déséquilibre dans une composition.
Ajuster sans certitude.

Ce sont des micro-actes.
Mais leur répétition transforme profondément notre manière de fonctionner.

Les recherches sur la plasticité cérébrale, notamment celles de Michael Merzenich, montrent que le cerveau se réorganise en fonction des sollicitations répétées.

Ce que nous entraînons devient plus disponible.

La pratique artistique engagée entraîne :

  • la suspension du jugement immédiat
  • l'attention fine
  • l'ajustement progressif
  • la tolérance à l'incertitude

Elle mobilise les fonctions exécutives décrites dans les travaux sur l'expertise : la progression ne vient pas d'un élan spontané, mais d'un entraînement structuré.

Dans un environnement entrepreneurial saturé de stimuli, le problème n'est pas toujours le manque d'idées.

C'est l'appauvrissement perceptif.

Nous allons vite.
Nous décidons vite.
Nous interprétons vite.

Mais avons-nous réellement perçu ?

Utilisée comme outil méthodologique, et non comme finalité esthétique ou thérapeutique, la pratique artistique permet de réentraîner une chaîne essentielle :

Ressentir → Percevoir → Exprimer → Observer → Ajuster.

C'est sur cette dynamique que repose le travail que j'ai développé avec Épanovia.

Non pour produire des œuvres,
mais pour renforcer la qualité du lien entre sensation, perception et décision.

Ce n'est pas l'objet créé qui transforme :
C'est la précision du « regard » que l'on développe en le créant.

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Pourquoi ai-je décidé de créer Épanovia ?

Portrait de Magali Savary, artiste plasticienne et fondatrice d'Épanovia

Pourquoi ai-je décidé de créer Épanovia ?

Nos choix sont généralement la somme de ce que nous sommes, de notre histoire, de notre parcours.

Vous est-il déjà arrivé, comme moi, de prendre du recul sur votre chemin et de vous demander :

quel est le fil qui relie tout cela ?

Certaines expériences semblent très différentes les unes des autres…
jusqu'au jour où une cohérence apparaît.

Pendant longtemps, j'ai eu l'impression que mon parcours partait dans tous les sens, même si chacun de mes choix était guidé par mes convictions :

Pratique artistique collège Lycée aux Beaux Arts de Bayonne.
Diplômée en Design d'espace à Paris.
Architecte d'intérieur sur la Côte d'Azur
et scénographe.
Artiste plasticienne.
Chargée de Communication.
Chargée de projets.
Conseillère et responsable « beaux-arts »
Transmission auprès de publics très différents…

Parfois même, plusieurs activités en parallèle.

Vu de l'extérieur, ces expériences pouvaient sembler éloignées les unes des autres.

Puis, avec le recul, quelque chose m'est apparu.

Un fil discret, mais constant.

Dans chacune de ces expériences, j'y ai découvert une partie de moi-même :
cette envie d'apprendre, de comprendre, d'en extraire l'essentiel pour le transmettre.

Cette manière de regarder le monde m'accompagne depuis longtemps.
Elle est devenue particulièrement consciente lorsque mon père est décédé, à une période où je commençais mon travail d'artiste.

Là, une réflexion profonde s'est ouverte en moi :
Je cherchais à comprendre la vie.
Ce qui nous rend vivants.
Ce qui fait la singularité de chacun.

Peu à peu, mes recherches personnelles et ma pratique artistique se sont rejointes.

Créer n'était plus seulement produire une œuvre, créer devenait une manière de regarder le monde.

À force d'approfondir ce travail artistique, j'ai compris que :

le sujet seul ne suffit pas :
Le contexte autour du sujet compte tout autant.
Le processus de création aussi.
L'outil également.

Et au-delà de l'outil, j'ai compris une chose essentielle : l'artiste lui-même est le premier outil de sa création.

Sans doute aussi grâce à ma sensibilité de scénographe, j'ai appris à élargir mon regard.

Et j'ai commencé à observer la même chose dans beaucoup de situations du quotidien.

Lorsque j'ai dû me réinventer professionnellement, une évidence s'est alors imposée.

Toutes ces expériences que je croyais dispersées formaient en réalité un ensemble cohérent.
C'est de cette convergence qu'est née l'idée d'Épanovia :

Un espace où la pratique artistique n'est pas une finalité,
mais un moyen d'entraîner quelque chose de fondamental en chacun :
Se reconnecter à nous-même et nos « outils » naturels.

Parce que très souvent, ce qui transforme une situation, un projet ou une équipe…

ce n'est pas seulement une solution.

C'est un nouveau regard.

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« Dessine-moi un mouton »

Des collaborateurs autour d'une table couverte de dessins de moutons, en pleine réflexion créative, pendant une réunion

« Dessine-moi un mouton »

Nous connaissons tous ce passage dans « Le Petit Prince » de Antoine de Saint-Exupéry où le narrateur tente plusieurs dessins, aucun ne convient : trop vieux, trop malade, pas adapté … Alors il dessine une boîte.
Et il dit : « Le mouton que tu veux est dedans »

Ce moment est fascinant.

Le problème n'a pas été résolu par une meilleure technique, il a été contourné par un changement de point de vue.

La créativité est souvent réduite à la production d'idées originales, mais elle est, plus profondément, une capacité à déplacer le regard.

Changer le cadre
Modifier le contexte
Redéfinir la question

Dans la scène du mouton, le dessin n'est plus l'objectif.
L'imagination devient l'espace de solution.

C'est peut-être cela, la créativité au sens large :
non pas forcer une réponse dans un cadre donné, mais élargir le cadre jusqu'à ce que le problème change de nature.

Dans nos organisations, dans nos projets, dans nos choix stratégiques, combien de difficultés persistent simplement parce que nous restons enfermés dans la première formulation du problème ?

La créativité n'est pas un supplément esthétique : c'est une compétence de contournement.

Elle permet d'ouvrir une porte là où il n'y avait qu'un mur.

Encore faut-il accepter de ne plus dessiner « comme prévu »

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La culture de l'innovation

La culture de l'innovation commence peut-être ailleurs …

Cet article d'IdeaScale consacré à la culture de l'innovation rappelle que l'innovation n'est pas un événement ponctuel, mais un processus continu ancré dans les valeurs et les pratiques quotidiennes.

On associe souvent l'innovation à des moments forts : un hackathon, un brainstorming, un séminaire stratégique.
Autant de moments dans un climat détendu, créatif, presque ludique.

La réalité est plus exigeante.

L'article insiste sur un point essentiel : une véritable culture d'innovation repose sur l'adaptation permanente, l'expérimentation et l'engagement réel des personnes ; des tensions que vivent les organisations au quotidien.

Autrement dit : l'innovation n'est pas un « moment inspirant ».

En lisant cet article, je me suis interrogée :
Au-delà des dispositifs et des méthodes, sommes-nous réellement prêts / capables, individuellement, à entrer dans cette logique d'expérimentation continue et de supporter cet inconfort créatif ?

Car innover, ce n'est pas seulement produire des idées.
C'est accepter :

  • de ne pas savoir immédiatement
  • de tâtonner
  • de traverser le doute sans se refermer
  • de s'exposer
  • de remettre en question ses certitudes

Dans mon parcours, j'ai souvent observé que le véritable frein n'est pas le manque de créativité :
C'est la peur silencieuse de l'erreur,
l'auto-censure,
la difficulté à rester stable quand le cadre devient flou.

On parle beaucoup de culture d'innovation à l'échelle des organisations.
Mais peut-être que tout commence ailleurs. À un niveau plus intime …
Avons-nous appris à développer notre propre maturité créative ?

Pour ma part, je suis convaincue que l'innovation durable émerge quand les individus ont développé la capacité à habiter l'inconfort créatif avec lucidité, exigence et confiance.
Les outils comptent.
Les process aussi.
Mais sans maturité intérieure, ils restent superficiels.

La culture d'innovation commence peut-être là, à l'échelle humaine.
Et cela s'entraîne …

Source : lnkd.in/dUvPnr6D

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Travaux du cabinet de créations

Magali Savary, truelle à la main, pendant les travaux d'aménagement du futur cabinet de créations Épanovia

Sur LinkedIn, je vois défiler chaque jour de nombreux posts :
des contenus instructifs, des récits de réussite, des alertes, des analyses, des faits d'actualité…
Beaucoup de factuel, souvent passionnant !

En ce moment, je suis en plein travaux pour créer mon futur cabinet de création.
Et entre deux blocs de béton cellulaire, une idée m'est venue.

Et si, au milieu de toutes ces informations, nous faisions aussi une place à ce qui se ressent ?
Et si nous replacions la création dans le cœur, plutôt que seulement dans la tête ?

J'avance dans mon projet avec cette conviction :
la création ne commence pas dans la performance ni dans la méthode, mais dans le ressenti.

Arrêtons-nous quelques secondes pour observer.

La création est omniprésente dans nos vies.
Pourtant, on prend rarement le temps de se demander :
qu'est-ce que cela me fait, vraiment ?

Quand je pense à mon entreprise :
création → quel sentiment m'habite ?

Quand je réalise des travaux à la maison :
création → que ressens-je dans cette concentration différente, presque hors du temps ?

Quand j'ouvre le frigo à la recherche d'inspiration pour le dîner :
création → quelle émotion apparaît à la dernière bouchée ?

En prenant le temps de l'introspection, je réalise que je crée à longueur de journée.

Un livre qui ouvre des explorations d'esprit.
Une routine maquillage du matin que je modifie juste pour tenter une couleur différente.
Un frigo presque vide qui devient un terrain d'invention.
Une carrière qui évolue et m'invite à me réinventer.

C'est cette création-là : vivante, sensible, quotidienne ; que j'explore aujourd'hui en posant les fondations de mon activité.

La pause entre deux carreaux de béton cellulaire est terminée…
Je retourne m'activer 😉

Et vous, dans votre journée d'aujourd'hui, à quel moment avez-vous créé sans même vous en rendre compte ?
(travail, famille, organisation, cuisine, décision, relation…)

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À suivre

D'autres billets du Journal d'Épanovia arrivent bientôt : la méthode, la saturation mentale, la reconnexion à ses sens, la créativité en entreprise…