Il fut un temps où dormir peu pouvait presque passer pour une preuve de courage professionnel.

Aujourd'hui, nous savons qu'un sommeil insuffisant finit par altérer notre attention, notre mémoire et notre capacité à décider.

Dormir n'est pas perdre du temps :
C'est permettre à notre organisme de fonctionner.

Le sport a lui aussi gagné une place légitime dans nos agendas.

Nous acceptons plus facilement qu'une heure passée à marcher, courir ou nous entraîner contribue à notre santé et à notre équilibre. Ce rendez-vous n'est plus forcément considéré comme du temps retiré au travail.

Mais que se passe-t-il lorsque nous réservons 1 h 30 à une pratique artistique ?

Dessiner, peindre, manipuler une matière ou expérimenter les couleurs reste souvent perçu comme un loisir facultatif.

Un plaisir que l'on pourra reporter lorsque le travail sera terminé.
Autrement dit : rarement.

Pourtant, une expérience artistique et sensorielle n'est ni un temps vide ni une simple occupation agréable.

Lorsque nous créons, plusieurs capacités sont mobilisées simultanément, souvent sans même que nous en ayons conscience.
Observer une forme. Percevoir une nuance. Ajuster un geste. Coordonner l'œil et la main. Faire un choix. S'adapter à un résultat inattendu. Imaginer une autre possibilité.

La pratique artistique sollicite ainsi notre perception, notre motricité, notre attention, notre imagination et notre rapport aux émotions.

Les recherches consacrées aux arts et à la santé mettent en évidence cette mobilisation à la fois sensorielle, cognitive, émotionnelle et physique. Certaines études en neurosciences observent également que l'apprentissage et la pratique des arts visuels s'accompagnent de modifications dans des réseaux cérébraux impliqués dans la créativité et l'intégration entre perception et action.
Les résultats scientifiques doivent rester nuancés, mais créer ne consiste pas seulement à « faire une pause ».

C'est sortir un moment de nos automatismes, entraîner notre capacité à observer et à ajuster, laisser certaines pensées décanter et retrouver une autre manière d'être attentif(ve) à ce qui se passe en nous et devant nous tout en ayant la sensation de faire une parenthèse dans notre quotidien.

C'est dans cet esprit que j'ai conçu les séances Épanovia.

Il s'agit d'utiliser les qualités de la pratique artistique dans une démarche de mieux-être, de perception et de reconnexion à soi.
Pendant 1 h 30, la matière, les couleurs et le geste deviennent les supports d'une expérience guidée. Sans compétence artistique préalable, mais avec quelque chose à vivre, à observer et à emporter avec soi.

Le sommeil restaure.
Le mouvement entretient le corps.
La pratique artistique peut, elle aussi, prendre soin de dimensions essentielles de notre fonctionnement.

Seriez-vous prêt(e) à positionner une activité artistique dans votre agenda ?