Nos mains n'ont pas oublié comment bouger. Elles ont surtout appris à répéter.
Avez-vous déjà atteint votre destination en voiture sans vous souvenir précisément du trajet ?
Pourtant, vous avez tourné le volant, mis votre clignotant, changé de vitesse et ralenti au bon moment.
À force d'être répétés, certains gestes deviennent automatiques.
C'est le rôle de la mémoire procédurale. Elle nous permet de conduire, marcher ou faire du vélo sans avoir à penser à chaque mouvement.
Une capacité précieuse : imaginez devoir tout réapprendre chaque matin.
Mais ces automatismes façonnent aussi notre quotidien.
Nos doigts courent sur le clavier.
Notre main déplace la souris.
Notre pouce fait défiler l'écran.
Au fil des journées, nous reproduisons certains gestes des centaines de fois.
Nos mains travaillent beaucoup.
Pourtant, elles explorent peu.
Créer leur propose de sortir, un moment, de ce répertoire familier.
Saisir un outil inhabituel.
Modifier la pression d'un geste.
Tracer depuis l'épaule plutôt qu'avec le poignet.
Malaxer, étirer, gratter, superposer.
Ralentir un mouvement ou lui donner davantage d'amplitude.
Lorsque le geste devient moins prévisible, il nous invite à regarder, à sentir et à ajuster.
Les mains ne se reposent pas forcément.
Elles retrouvent la possibilité de faire autrement.
C'est aussi ce qui se passe pendant une séance Épanovia.
Durant 1 h 30, je vous guide dans une expérience artistique et sensorielle qui fait sortir vos gestes, vos sens et votre attention de leurs habitudes.
Il ne s'agit ni d'apprendre une série de mouvements techniques ni d'atteindre un résultat prédéfini.
Il s'agit d'expérimenter, d'observer ce qui se produit, puis d'ajuster.
Une manière concrète de quitter momentanément le pilote automatique et de changer réellement d'air, sans attendre les vacances.
En dehors du clavier, de la souris et du téléphone, quel geste inhabituel vos mains ont-elles fait récemment ?



