À quand remonte la dernière fois où vous avez fait quelque chose sans chercher à le réussir ?
Vous pourriez courir. Mais quitte à courir, autant améliorer votre temps.
Vous pourriez cuisiner. Mais vous choisissez une recette que vous serez fier(ère) de présenter.
Vous pourriez ouvrir cette boîte de pastels achetée il y a plusieurs mois. Pourtant, avant de tracer la première ligne, vous cherchez un tutoriel pour apprendre à « bien faire ».
Même dans les activités que nous choisissons librement, l'objectif n'est jamais très loin.
Ce réflexe n'a rien d'un défaut.
Lorsqu'on entreprend, savoir progresser, ajuster et mener un projet jusqu'au résultat attendu est une véritable force.
Mais que reste-t-il comme espace pour l'inattendu lorsque chaque activité commence par une idée précise de ce qu'elle doit produire ?
Faire quelque chose sans chercher immédiatement à le réussir ne signifie pas manquer d'ambition ou agir sans intention.
Cela peut simplement consister à laisser l'expérience commencer avant de décider de sa valeur.
Toucher une matière sans savoir encore ce qu'elle deviendra.
Tracer une ligne sans chercher à représenter quelque chose.
Observer ce qui attire le regard, ce que la main choisit, ce qui change en cours de route.
C'est notamment ce que je propose chez Épanovia.
Durant une séance, il n'y a ni modèle à reproduire ni résultat esthétique imposé. Mais il y a un cadre, une progression et une attention portée à ce qui se passe pendant la création.
On observe. On expérimente. On laisse décanter. Puis on ajuste.
La création avec laquelle vous repartez n'est donc pas seulement un objet réussi ou non. Elle garde la trace d'une expérience dont vous ne connaissiez pas encore l'issue.
Car la valeur de ce que nous faisons ne tient pas toujours au résultat que nous avions prévu.
Lorsque vous commencez une activité, combien de temps vous accordez-vous avant de décider si vous êtes en train de la réussir ?



