« Il est 22 h. L'ordinateur est fermé, mais la journée continue de tourner dans ma tête. »

Le mail relu trois fois avant de l'envoyer. La pause déjeuner avalée devant l'écran. Le dimanche où l'on « vérifie juste un truc ». Les vacances qui mettent une semaine à commencer vraiment… et déjà la rentrée. Parfois même, une erreur au travail, faite par saturation, qui coûte une demi-journée à corriger. Sans oublier cette petite parole de trop, échappée trop vite : la réaction en face est immédiate, et le regret aussi.

Vous n'êtes pas épuisé(e). Mais vous ne décrochez plus vraiment. Vous portez plusieurs rôles, vous tenez vos engagements, et même quand vous vous arrêtez, votre tête continue de traiter les dossiers.

Je connais ça

J'ai été chargée de projets. Beaucoup d'administratif, beaucoup de dossiers à monter : pour des mairies, des communautés de communes, la DRAC (la direction régionale des affaires culturelles, service du ministère de la Culture présent dans chaque région), des demandes de subventions, des fonds européens… Une expérience enrichissante, qui m'a surtout permis de constater une chose : je déteste ça !

Des relances à faire en permanence, des nuances à peser dans chaque formulation, des services pas toujours faciles à joindre… Je ne critique personne : le système est ainsi fait, et il a le mérite d'exister. Mais pour moi, cette charge mentale demandait un effort constant, et elle m'épuisait.

Plus tard, j'ai occupé un poste que j'adorais : conseillère de vente en articles de beaux-arts, cumulant le poste de responsable de ce secteur pour un groupe de plusieurs magasins, et membre d'une commission chargée de sélectionner les articles au niveau national. Un travail stimulant, de 40 heures par semaine, qui en aurait mérité une bonne dizaine de plus tant les pistes de développement du secteur étaient riches. Et je suis du genre impliquée : quand un projet me passionne, je veux tout faire. Puis d'autres événements sont venus s'accumuler, ajoutant des couches de charge mentale et émotionnelle. Résultat : la surchauffe. Je rentrais si fatiguée que je ne prenais même plus le temps de créer, ni même de sortir. Un cercle vicieux s'est installé.

Ce que la création m'a appris

À l'époque des dossiers administratifs, j'étais en parallèle artiste plasticienne professionnelle, et je m'étais aperçue que ma pratique me servait d'exutoire. Plus tard, dans cet autre contexte professionnel où je n'avais plus le temps de créer, j'ai pris conscience de l'importance de sortir de ces schémas, et je me suis remise à créer. Juste pour moi : je n'avais plus le cœur à pratiquer professionnellement en vue d'exposer. De petites créations « pas ouf », honnêtement, rien que j'aurais été fière de montrer. Mais petit à petit, j'ai senti une lumière refaire surface, un bonheur passionné que je croyais éteint. Je me sentais plus légère. Je me suis remise à sourire pour de vrai.

C'est certainement ce qui a contribué à la naissance d'Épanovia : créer sans rien avoir à prouver, ni à montrer.

Oui, d'expérience vécue, je peux dire que l'art m'a sauvée. C'est mon histoire, pas une promesse : chacun(e) a son propre chemin. Mais elle m'a donné envie de comprendre, et mon esprit scientifique s'est mis au travail. Ce que j'ai trouvé m'a confortée : ce que je ressentais, la recherche commence à l'expliquer.

Et le spa, le sport, le yoga, la poterie, la nature ?

Avant d'entrer dans la recherche, une question revient souvent : « Je fais déjà du sport, je m'offre un massage de temps en temps… n'est-ce pas suffisant ? »

Ces pratiques ont toute leur place : le massage détend le corps, le sport libère les tensions et un trop-plein émotionnel. Une sortie en nature, elle, recharge l'attention. C'est ce qu'ont montré Rachel et Stephen Kaplan, deux psychologues américains de l'université du Michigan, qui ont étudié dès les années 1980 les effets de la nature sur notre capacité de concentration. Je me suis d'ailleurs formée à la nature thérapie. Mais quand la météo ne s'y prête pas (froid, pluie, chaleur écrasante de l'été varois), la création offre une belle alternative. Et la nature peut s'inviter à la table : dans certaines séances atypiques comme le RDV Cocon d'Épanovia, on co-crée avec des éléments naturels.

Le yoga, le Pilates ou la méditation demandent souvent de se poser et de faire le vide, ce qui n'est pas simple quand la tête tourne à plein régime. La poterie et la céramique occupent les mains, autour d'une matière principale, et la pièce attend souvent plusieurs semaines de séchage et de cuisson avant de revenir.

Pendant un massage ou une séance de sport, le mental peut continuer à tourner en boucle. Chez Épanovia, l'attention est guidée vers la matière et le geste : on explore plusieurs matières (dessin, peinture, pigments, argile, matériaux détournés…) et l'on repart avec sa création dès la fin de la séance. C'est une autre forme de pause, active, complémentaire à celles que vous pratiquez déjà.

Entrepreneur(e)s, indépendant(e)s, cadres : vous cherchez une activité pour décrocher du travail, différente du sport, du yoga ou de la poterie ?

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Mais pourquoi ce mental continue-t-il de tourner ?

Pourquoi la tête ne décroche pas

Vous n'êtes pas seul(e) dans ce cas. Selon une enquête de la Fondation MMA menée en 2025 auprès de plus de 1 500 dirigeants de TPE et PME, un sur trois déclare une santé psychologique dégradée, près d'un sur deux souffre de troubles du sommeil, et deux sur trois travaillent plus de 45 heures par semaine. Et la saturation ne touche pas que les dirigeants.

Un esprit qui vagabonde. En 2010, deux chercheurs de Harvard, Matthew Killingsworth et Daniel Gilbert, ont interrogé plus de 2 000 personnes à des moments aléatoires de leur journée. Leur constat : notre esprit vagabonde près de la moitié du temps éveillé (46,9 %), et ces moments sont associés à un bien-être plus faible.

Une attention restée accrochée. La chercheuse Sophie Leroy a mis un nom sur une sensation familière : l'« attention résiduelle ». Quand on passe d'une tâche à une autre, une partie de l'attention reste accrochée à la précédente, surtout si elle est inachevée. C'est exactement ce qui se passe quand une heure libre finit dans les e-mails.

Une concentration qui s'use. Rachel et Stephen Kaplan, les psychologues évoqués plus haut, l'ont décrit ainsi : l'attention que nous dirigeons volontairement s'épuise à force d'être sollicitée. Elle se recharge par une attention plus douce, qui se pose sans effort, comme devant un paysage, des nuages qui passent ou l'eau qui coule. Leur théorie est encore discutée, mais elle décrit bien ce que beaucoup ressentent en fin de journée.

S'arrêter ne suffit donc pas toujours. L'attention a besoin d'un autre endroit où se poser.

Quand les mains prennent le relais

Une tâche qui absorbe. Des chercheuses de l'University College London, Sophie Forster et Nilli Lavie, ont montré en 2009 que plus une tâche mobilise notre perception, moins il reste de place pour les pensées parasites involontaires. Leurs expériences portaient sur des tâches visuelles, mais le principe éclaire ce que j'observe en atelier. Chercher la bonne nuance, sentir l'argile résister, ajuster la pression du pinceau : la tâche est riche, et l'attention s'y absorbe.

Je suis une grande gourmande. Au point de devenir un peu irritable quand l'heure du repas arrive et que je dois patienter. Il n'y a qu'une situation où il m'arrive de sauter un repas sans m'en apercevoir : quand je crée. Je suis tellement absorbée que j'en oublie mon estomac. Le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi a donné un nom à cet état d'absorption totale, où l'on perd la notion du temps : le « flow ». (Rassurez-vous, une séance dure 1h30 : personne ne sautera de repas !)

Un stress qui baisse, quel que soit le niveau. En 2016, l'équipe de Girija Kaimal (Drexel University) a mesuré le cortisol, une hormone liée au stress, chez 39 adultes avant et après 45 minutes de création libre : feutres, argile, collage. Le taux a baissé chez 75 % des participants, débutants comme habitués : nul besoin de savoir dessiner pour en profiter. Un an plus tard, la même équipe a observé que gribouiller ou dessiner librement active le circuit de la récompense du cerveau, indépendamment de la qualité du résultat.

Un cadre plus large. En 2019, un rapport de l'Organisation mondiale de la santé, qui synthétise plus de 3 000 études, a reconnu aux arts un rôle dans la prévention et la promotion de la santé.

Sortir de la saturation visuelle

Nous passons en moyenne 4 heures par jour devant un écran, rien que pour notre usage personnel (Baromètre du numérique 2025). Il faut y ajouter les écrans du travail. Or la vision occupe déjà une place à part : selon les estimations, entre un tiers et la moitié du cerveau réagit à ce que nous voyons. Et quand plusieurs sens sont sollicités en même temps, c'est souvent la vue qui l'emporte.

Dans les ateliers artistiques que j'anime depuis 2010, j'observe autre chose quand les autres sens reprennent leur place : le toucher de l'argile, l'odeur des crayons, le son du feutre sur le papier, le poids d'un outil dans la main. La perception semble se rééquilibrer, et la tête se délester. La recherche ne l'a pas encore démontré directement : c'est une observation de praticienne, que je partage comme telle. Voir aussi Depuis quand vous n'avez pas lâché votre téléphone ?

Concrètement, chez Épanovia

  • 1h30 entièrement guidée, en petit groupe de 6 personnes maximum. Rien à préparer, aucun niveau requis : l'art est un moyen, pas une fin.
  • L'Atelier Exploration (32 €) pour souffler en restant actif(ve). Le RDV Cocon d'Épanovia (35 €) pour une expérience atypique, autour d'un thème différent et parfois insolite. Le Cycle Le rythme des saisons (348 € les 12 séances) pour une séance par mois pendant un an.
  • À Pignans, dans le centre-Var, à 20 à 35 minutes de Cuers, Le Luc, Brignoles ou Toulon. Le cabinet a un décor inspiré des jardins zen, avec du sable au sol et une île suspendue.
  • En visio, partout dans le monde pour les francophones (séances en français, horaires à l'heure de Paris).
  • Vous repartez avec votre création, trace concrète d'un temps réellement vécu.

Découvrez la pause pour libérer le mental

Ce que ce n'est pas

Épanovia n'est ni un soin, ni un traitement du burn-out. Si l'épuisement est installé, consultez d'abord un médecin ou un professionnel de santé. Épanovia peut ensuite venir en complément, sans s'y substituer (voir aussi Épanovia et l'art-thérapie).

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Questions fréquentes

Je n'ai pas le temps.

C'est souvent le signe qu'une coupure serait utile : 1h30, rien à préparer, en visio depuis votre bureau si besoin, ou une seule séance par mois avec le Cycle Le rythme des saisons.

Je ne suis pas créatif(ve).

Aucune importance : la créativité n'est pas un talent réservé à quelques-un(e)s, et vous n'avez rien à réussir.

Une séance en visio, ce n'est pas contradictoire avec l'idée de lâcher les écrans ?

C'est une question légitime. La visio n'est qu'un moyen technique, pour celles et ceux qui sont loin ou qui ont peu de temps. Elle n'a rien d'une réunion : la caméra filme vos mains, et votre attention se porte sur votre table, vos matières et ce que vous réalisez. Seule la voix qui vous accompagne passe par l'écran. Installez-vous au calme, avec une connexion vérifiée. Nos conseils détaillés →

Je cherche une activité pour décrocher, différente du sport, du yoga, du Pilates, de la poterie ou de la céramique.

C'est exactement ce que propose Épanovia : une activité atypique et active, pour entrepreneur(e)s, indépendant(e)s, cadres et salarié(e)s qui veulent décrocher du travail. L'attention se pose dans les mains, les sens et la matière. On explore plusieurs matières et outils au cours d'une même séance ou d'une séance à l'autre (dessin, peinture, pigments, argile, matériaux détournés…), et vous repartez avec votre création dès la fin de la séance.

Et pour mon équipe ?

Épanovia construit aussi des projets sur mesure pour les entreprises : cohésion d'équipe, pause collective. Le tarif est sur devis.

Sources : Fondation MMA, baromètre 2025 sur la santé des dirigeants de TPE-PME · Killingsworth & Gilbert, Science, 2010 · Leroy, Organizational Behavior and Human Decision Processes, 2009 · Kaplan & Kaplan, The Experience of Nature, 1989 · Forster & Lavie, Cognition, 2009 · Csikszentmihalyi, Flow, 1990 · Kaimal et al., Art Therapy, 2016 et The Arts in Psychotherapy, 2017 · Fancourt & Finn, OMS Europe, 2019 · Baromètre du numérique, CREDOC/Arcep, 2025